L’effet lasagne

lasagnes
L’affaire de la viande de cheval retrouvée dans les lasagnes Findus est révélatrice du mal de notre époque : la surenchère immédiate et continue.

Alors même que le scandale venait à peine d’éclater, toute la Twittosphère – soumise à l’implacable dictature du LOL – rivalisait de jeux de mots, calembours et autres traits d’esprit plus ou moins fins pour discuter de cette incroyable découverte.

140 caractères, des dessins, des affiches de films détournées, des articles, des Tumblr… à peine quelques heures après l’annonce ! Le tout a été ensuite relayé via les media grand public et tout le monde a ainsi pu y aller de son petit commentaire ou de sa petite contribution personnelle.

L’avantage des réseaux sociaux est qu’ils permettent à chacun de s’exprimer. Certes. Mais il arrive un moment où trop d’expression tue l’expression.

Dans l’affaire des lasagnes, nous avons tous souri en lisant des phrases bien senties au début. Mais après les avoir vues et revues plusieurs fois, nous étions au bord de l’overdose ! A trop vouloir se faire entendre et trouver le bon mot, cette histoire de lasagnes est devenue indigeste.

Et on constate qu’il en va de même pour toutes les grandes nouvelles que nous apprenons dans l’actualité : un nouveau Pape, une affaire de dopage, la démission d’un ministre. Blogueurs, twittos, facebookers, anonymes ou célébrités, chacun rajoute une couche à un plat déjà chargé.

L’effet lasagne, très semblable au phénomène de l’infobésité n’a pas fini de nourrir la toile… et de nous gaver.

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